PEINE - LABEUR - TRAVAIL
- Emmanuelle Sophie

- 27 sept. 2021
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 oct. 2021
Comme promis dans une de mes capsules au Rythme de la Lune, me voici pour vous expliquer une notion très importante, la notion de travail et pour cela on va commencer par différencier « la peine, le labeur et le travail ».
Je vais me baser sur les enseignements de Peter Deunov, fondateur de la Fraternité Blanche Universelle. Dans son livre « La Source du Bien » que je vous recommande vivement de lire ou d’écouter en livre audio sur Youtube, Peter Deunov nous révèle qu’il existe 3 manières d’aborder notre travail sur Terre. Et que dans l’évolution positive de notre être, nous passons tout d’abord par une phase de peine, celle dans laquelle on se morfond pour mieux renaitre. C’est l’image de l’esclave, qui n’a pas d’autre choix que de d’avancer pas à pas vers une mort certaine, sans aucune maitrise de sa vie. Il est lui-même dirigé par quelqu’un d’autre, il n’a aucune initiative ni aucune autre possession que sa liberté de penser en silence. Sa peine réside dans l’absence de liberté, exceptée celle de penser et imaginer en silence. Il subit sa vie, réduisant son existence à l’état d’objet, que l’on entretient dans le strict nécessaire au bon vouloir de son maitre ou de sa maitresse.
Phase d’énergie Individuelle au travers de la force du corps physique.
Lorsque l’être humain se rend compte qu’il peut mener à bien ses tâches pour lui-même et non pas pour un maitre ou une maitresse, un chef ou une cheftaine, alors il brise les chaines de sa peine et rentre dans une phase d’évolution qu’est le labeur. Il oeuvre dans sa sueur, pour sa propre richesse et la prospérité de sa famille, qu’il peut s’autoriser à avoir puisqu’il gagne en autonomie, il gagne en souveraineté, il devient créateur de son abondance personnelle au travers de son activité professionnelle.
Phase d’autonomie personnelle suite à une prise de pouvoir sur soi-même au travers de la volonté.
Lorsque que ce même humain comprend que la valeur de son oeuvre dépend de l’impact positif et bienfaisant qu’elle aura sur l’ensemble de l’humanité, prêt à aider chacun de ses semblables de manière consciente de son amour du grand Tout, de la Vie, de Dieu, alors son stade d’évolution grandit et il entre dans la phase de son travail terrestre, son vrai travail, celui dont son âme a soif. Il faut pour cela qu’il ait connecté à la plus grande vibration de la contemplation et de la compréhension de la vie. C’est dans la servitude pour son prochain qu’il devient digne de lui-même et libre, car son seul maitre est l’essence et le sens même de la Création. Il devient ouvrier de Dieu dans le sens qu’il contribue au plan divin d’évolution de l’espèce humaine. Je reviendrai dans une autre vidéo sur le sens du plan divin.
Phase d’accomplissement personnel ou encore de légende personnelle après un aboutissement de développement spirituel.
Peter Deunov va plus loin en disant que ce travail est le seul et vrai travail de l’humain ayant de la valeur et que dans cette valeur d’éveil, ce travail sera fait gratuitement, sans attente de la part de celui qui l’offre au monde. La notion de don est alors vivante et vibrante, car le message est : l’humain dans son évolution avancée, n’aura plus besoin d’être rémunéré pour vivre, mais vivra, tout simplement, dans la sublimation de son être au travers de son travail terrestre, celui qui met en lumière son âme, elle-même connectée au Saint-Esprit.
Les initiés nous disent aussi en ce sens qu’il suffit de se mettre au travail pour le Royaume de Dieu et que tout nous sera alors donné de surcroit… alors on sait ce qu’il nous reste à faire pour vivre dignement sur terre !
Et la notion de plaisir dans tout ça ?
Vous vous en doutez, lorsqu’on travaille au service de la bonté cosmique, on transmet l’amour de la vie, l’amour du divin, l’amour du sens de l’existence que l’on aime extraire par nos différents sens… mais qu’en est-il lorsque labeur et peine sont encore au RDV ? Et bien je dirai que le plaisir peut naitre à n’importe quel moment des 3 stades.. enfin, plutôt à partir du moment où l’on trouve un sens à ce que l’on fait et au fait d’être ici et maintenant dans cette situation-là précisément. Ainsi, comme le dit si bien ce proverbe : le bonheur naît du contentement. Il y a eu et il y aura encore des esclaves heureux et d’autres malheureux qui grâce à leur souffrance, feront naitre un nouvel état de conscience et par leur courage et leur volonté créeront de nouvelles phases d’évolution.. le plaisir n’appartient pas à une caste, à une époque ou à un lieu. Le plaisir est le fruit d’une prise de conscience qui nous dit : je suis au mieux, j’ai fait au mieux, voici sous mes yeux la meilleure situation qui puisse découler de mes actes passés.
Donc tout dépend de l’état d’esprit que l’on cultive. Et je soulève ce point ci : le plaisir qui peut naitre du contentement peut être négatif puisqu’il peut induire une stagnation alors que la souffrance peut faire éclore quelque chose de nouveau en y mettant terme et en créant une nouvelle zone d’évolution.
Je vous remercie d’avoir suivi ce petit moment de philosophie et je vous dis à très bientôt sur www.monmonde.net :)
Emmanuelle Sophie



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