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À nos grands protecteurs

  • Photo du rédacteur: Emmanuelle Sophie
    Emmanuelle Sophie
  • 19 févr. 2020
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 août 2020

Alors que mes pieds jonchaient pour la première fois une ancienne forêt amérindienne de l'actuel Canada, mon coeur se réjouit du spectacle que lui offraient mes yeux. De grands arbres peuplaient ce doux sol et un bien-être envahit tout mon corps. Mes oreilles entendaient un grande rivière couler près d’ici. La vie battait son plein sans pour autant que rien ne bouge, en apparence.


Soudain, une voix semblable à celle d’un sage s’adressa à moi. Je l’entendis en mon for intérieur me dire : « Bonjour toi ! Viens me saluer ! » Heureuse de constater que mon instinct avaient vu juste quand à cette présence bienveillante invisible, je me dirigeai vers le plus grand arbre juste en face de moi. Je lui dis « Bonjour » en silence tout en posant les paumes de mes mains sur son écorce. « Bienvenue dans notre belle demeure » répliqua-t-il. Mon coeur battait à l’unisson du rythme de l’eau et ma tête se reposait de mes pensées. «Merci» tardai-je à lui répondre. « Regarde comme ma famille est belle et grande » continua-t-il. Mon esprit sauta à la fois de joie et de surprise.


Et d’une, c’était la première fois qu’un arbre s’adressa à moi aussi longuement et sans peur aucune. Je me souvenais au même moment des longues après-midis passées dans les champs et les forêts de mes contrées quand j’étais adolescente. On m’avait éduquée à penser en surface, comme pratiquement tous les autres écoliers de mon époque. Même si je faisais mes premiers pas à cette époque-là dans la contemplation de la Nature, l’amour du beau, et l’admiration de la vie, je n’étais encore pas assez ouverte pour recevoir des messages clairs des arbres, quand bien même j’étais déjà très attirée par leur chaleur et leur grandeur.


Et de deux, l’assurance de cet arbre dont la forêt était restée vierge emporta mon regard vers le reste de sa famille. Tout autour de lui, des arbres de la même sève avaient chacun poussé à leur manière. Des fins, des larges, des droits, des ondulés… Tous se tendaient vers le ciel. Ils étaient autant nombreux qu’uniques. Tout comme nous finalement ! Quelle merveille ! Surtout quand tout à coup, plusieurs petites voix miraculeuses s’exclamèrent : « Coucou ! » « Salut ! » « Bonjour ! Viens me saluer ! » « Moi aussi, viens me dire bonjour ! » « A moi aussi ! » « Par ici ! » Je ne savais plus où donner de la tête. Je me retournai vers le grand arbre et lui demandai toujours en silence la permission de répondre aux appels. Je ressentis son large sourire dans le creux de mon âme. Puis je me détachais de lui et mes mains allèrent saluer autant d’arbres qu’elles purent en toucher.


Les camarades humains avec qui j’étais venue étaient au bord de la rivière, espérant y apercevoir un ours venu se délecter de l’élixir de vie. Arrivant à la lisière de la forêt, je les vis et les rejoins après avoir remercié chaleureusement en pensée cette magnifique famille d’arbres pour cette rencontre magique. Je les saluai et descendis vers mes homonymes, le coeur rempli d’amour et d’honneur. Comme aucun esprit velu n’était apparu dans le monde physique, nous repartîmes une fois que l’immense torrent ait vivifié nos âmes. Nul besoin d’y tremper un seul petit doigt de pied pour comprendre la puissance de cet élément maître. L’eau vint purifier nos pensées et fixé à tout jamais le feu ardent de l’amour universel que les arbres de cette forêt ont réveillé dans mon être tout entier. A l’image du métal incandescent plongé dans l’eau froide afin qu’il reste forgé.


Cette histoire est vraie et sa morale l'est tout autant : la Nature parle le langage du Coeur, à nous d'élargir notre radar pour le comprendre.


Poème à nos grands protecteurs :


Merci la Vie, d’exister.

Merci belle Terre, d’accueillir la Vie.

Merci belle Eau, d’apporter la Vie.

Merci beau Soleil, de la faire grandir, cette Vie ! Qui à l’instar des Arbres et de toute Plante, poussent autant que possible jusqu’à Toi.

Merci bel Arbre ! Malgré ta vulnérabilité, ta sagesse est infinie car Tu es ici sur Terre depuis si longtemps. Ta Bonté est sans égale, puisque sans Toi, aucun poumon ne pourrait respirer. Toute petite que je suis, je me tiens pourtant debout sur ton seuil, entre tes immenses racines et tes milles branches. Je te dois le respect, Toi, ô grand protecteur ! Merci pour ton oxygène, merci pour ta beauté, merci pour ta sagesse. Tu es l’Exemple même de ce que nous sommes : l’esprit (le tronc) qui lie la Terre (les racines) au Ciel (les branches).


A mon retour de voyage :

Je repensais aussi au message des arbres d’une forêt de France : ils n’aimaient pas la plupart des hommes car ils en avaient la crainte donc ils restaient pour la plupart silencieux, ne révélant aucun secret puisque ces humains n’étaient pas capables de les percevoir et encore moins de les comprendre, dans l’espoir qu’on les oublie plutôt qu’on ne les écrase ou les méprise.


Depuis ce jour d’automne 2012, je salue et remercie beaucoup d’arbres sur mon chemin. Je prends aussi le temps de les enlacer. Grâce à cette communication simple et respectueuse, ils m’ont révélé des choses extraordinaires de leurs pouvoirs inhérents à leur nature, en plus du bien-être infini qu’ils m’offrent à leur unique contact, ne serait-ce que visuel. Leurs cadeaux sont d’une valeur inestimable mais je les mettrai au grand jour quand le moment sera venu.


Et nous, chers humains, quels sont nos pouvoirs ? Vous me direz « acheter le dernier smartphone mis en vente par les archi-milliardaires du capitalisme ! » Oh ! Impressionnant ! Et que connaissons-nous de notre nature ? « L’homme est mauvais de nature ». Ah bon ? En voilà une nouvelle ! Pourquoi pensons-nous que l’humain puisse devenir mauvais ? La science prouve pourtant qu’on ne nait pas mauvais mais qu’on le devient. Là où je pense d’ailleurs qu’on nait femme sans avoir « besoin » de le devenir. Mais il s’agit là d’un autre sujet. Comment ? C’est très simple : on imite nos modèles, c’est-à-dire les comportements des adultes (lire Le Père Noël). En grandissant, on peut choisir son modèle mais dans la petite enfance on est beaucoup plus vulnérable à notre entourage direct. Alors, quel est votre modèle ? Qui imitez-vous ?


Enfin, dans de précédentes incarnations humaines terrestres, on m’a déjà sûrement brulée vive pour avoir enlacé des arbres et dire qu’ils sont sacrés. Aujourd’hui, on me dit qu’ « on enferme pour moins que ça ». Est-ce également cela notre pouvoir ? Enfermer ceux ou celles qui respectent la Nature en tant que divinité ? Mais grâce à qui vivons-nous ? N’est-ce pas grâce à cette même Nature qui est la Vie en Soi ? Et qui nous enfermera pour l’avoir détruire, maltraitée, ignorée, malgré les prises de consciences maintes fois répétées mais jamais retenues ? C’est nous-même. Pour la grande majorité d’entre nous, nous sommes déjà enfermés. Alors libérons-nous. Marions-nous à nous-mêmes à l’aube de notre meilleur jour et commençons à vivre, à respirer, à penser.


Sur l’échelle de l’ « évolution », l’humain et surtout l’homme, se place tout seul et déjà depuis un certain temps à son plus haut sommet. Il classe volontiers le règne minéral au plus bas, suivi du règne végétal, puis se fait succéder du règne animal.


Si le monde est « fait pour nous », n’en sommes-nous pas responsables ? Au lieu de se contenter que les plus beaux êtres peuplant cette planète soient à « notre service », de s’en émerveiller et d’en remercier le Ciel et la Terre chaque jour, le si « grand homme » préfère se comporter en tyran. Il abat à tir larigot sans penser une seule fois aux conséquences désastreuses qui se répercutent dans le cosmos tout entier.


Respect de la Terre :

Pourtant le peuple est capable de sagesse. Il a dit un jour et se répète encore « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. » Vérifions cela sur le plan scientifique. De manière générale, l’humain ordinaire a une fâcheuse tendance, très répandue, à mépriser la Roche et la Terre qui pourtant le portent au sein de notre univers. Il méprise tout autant les paysans qui pourtant le nourrissent. Finalement, la première pierre jetée ne revient-elle pas en boom-rang à toute allure ? Finalement, qui est le coeur de pierre ? Même Walt Disney révèle que les pierres ont un coeur dans la chanson « l’air du vent » de Pocahontas. Mais ce ne sont que des histoires, n’est-ce pas ?


Respect des Arbres :

L’humain se croit supérieur, du fait de se mouvoir, face aux géants qui fournissent si généreusement de l’oxygène. Mais sans cette terre rocheuse arborée, comment l’homme pourrait-il exister ? (lire : à nos grands protecteurs)


Respect des Animaux :

Enfin, de quelle fierté l’homme se pare-t-il en se disant être en haut de la chaîne animal ? Son premier prédateur ne réside-t-il pas dans son choix d’aliment ?


Respect de ses Semblables et des Lois Universelles :

Pour finir, la naissance et la mort. La Naissance, initiée par chaque Mère et la Mort, choisie par la Providence, ne positionnent-elles pas l’Homme comme interdépendant de son Environnement proche ou lointain ?


Respect de l’Un dans toute sa Diversité :

Vraiment, si l’homme se voulait évolué, il érigerait des temples pour remercier La Terre Mère, les Arbres, les Mères, l’Eau, le Ciel et le Soleil, ainsi que l’Univers tout Entier. Chaque nourricier et nourricière de cet être si orgueilleux que nous sommes, qui n’en est en fait qu’à sa crise d’adolescent. Le passage à l’âge adulte… ne dépend que de lui.

Et le Temple de Dieu - l'intelligence suprême, l'amour divin et la liberté de création ? Ce temple, c’est la nature elle-même et le corps de chaque individu. Finalement, pas besoin de construire de temple.. tout est déjà là !


Deux lectures très enrichissantes :

En attendant mes révélations sur les arbres, en voici déjà parus à leur sujet et sur les humains et les principes universels.

La première est la merveilleuse - Anastasia - une jeune sibérienne aux rêves créateurs - de Vladimir Mégré. Et la seconde est l’incontournable - Les secrets du livre de la Nature - d’Omraam Mikhaël Aïvanhov.


Merci à Vladimir Mégré pour son magnifique roman.

Merci à Omraam Mikhaël Aïvanhov pour les exemples du forgeron et du principe masculin (un) et féminin (double) qui m’ont permis d’aller plus loin dans la compréhension de mes expériences.

Merci de m'avoir lue, j'espère que cette histoire vous aura plu.

A bientôt

Manu


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